Cette fable raconte l’histoire
d’un fermier qui veut capturer un
renard qui vient le dépouiller de
ses poules. Il tend un piège au
milieu des ronces qui se trouvent
à la lisière d’un bosquet. Le
renard est pris.
Le coq arrive, alerté par le
craquement du piège. Il promet au
renard de ne rien dire au fermier.
Mais il se dépêche d’aller le
prévenir. Le renard comprend que
le coq lui a menti parce que le
goupil a tué toutes ses femmes.
Guide de correction - La fable du renard et du coq
Points d'orthographe à surveiller
- fable - Ne pas confondre avec "table"
- fermier - Attention au "i" après le "m"
- renard - Un seul "n", pas de doublement
- dépouiller - Double "l" avant le "er"
- ronces - À ne pas confondre avec "ronses"
- lisière - Avec un "s" et non un "z"
- bosquet - Un petit bois, ne pas oublier le "s"
- alerté - Accent aigu sur le premier "e"
- craquement - Attention au "c" initial
- goupil - Ancien nom du renard, orthographe parfois méconnue
Éléments de grammaire et conjugaison
- raconte - Présent de l'indicatif (3e personne du singulier)
- veut - Présent de l'indicatif du verbe "vouloir"
- vient - Présent de l'indicatif du verbe "venir"
- tend - Présent du verbe "tendre", attention à ne pas écrire "tant"
- se trouvent - Accord avec "ronces" (pluriel)
- est pris - Passif, verbe être + participe passé
- arrive - Présent de l'indicatif, 3e personne du singulier
- promet - Verbe du 3e groupe, attention à l'orthographe
- se dépêche - Verbe pronominal avec accent grave
- a tué - Passé composé, auxiliaire avoir + participe passé
À propos du présent de l'indicatif
Le présent de l'indicatif domine cette dictée. Cette utilisation est typique des fables et récits où l'on veut donner un caractère vivant et intemporel à l'action. Le présent narratif (ou "présent de narration") permet de rendre l'histoire plus immédiate, comme si elle se déroulait sous nos yeux. J'aime rappeler à mes élèves que c'est un procédé très courant dans les fables de La Fontaine.
Attention aux homophones
- est/et - "Est" est le verbe être (remplaçable par "était"), tandis que "et" est une conjonction de coordination (remplaçable par "puis").
- ce/se - "Ce" est un déterminant démonstratif, "se" est un pronom réfléchi. Dans "se dépêche", c'est bien le pronom réfléchi.
- a/à - "A" est le verbe avoir (dans "a tué"), tandis que "à" est une préposition (dans "à la lisière").
- mais/mes - "Mais" est une conjonction d'opposition, à ne pas confondre avec "mes" (déterminant possessif).
Notes sur le vocabulaire
- dépouiller - Signifie ici "voler", "priver de ses biens"
- tendre un piège - Expression signifiant "préparer un stratagème pour capturer"
- ronces - Plantes épineuses, souvent les mûriers sauvages
- lisière - Bord, limite d'un terrain, ici d'un bosquet
- bosquet - Petit groupe d'arbres, petit bois
- alerté - Mis en état d'alerte, prévenu
- goupil - Nom ancien du renard, encore utilisé dans certaines régions et en littérature
Structure narrative
Cette fable présente une structure classique avec une situation initiale, un élément perturbateur (le renard pris au piège), des péripéties (l'arrivée du coq et sa promesse) et une chute (la trahison motivée par vengeance). J'ai toujours trouvé intéressant de voir comment ces récits courts parviennent à créer une morale implicite sur la méfiance et la vengeance.
Références culturelles
Cette dictée s'inscrit dans la tradition des fables animalières, où les animaux personnifiés représentent des traits humains. Le renard symbolise traditionnellement la ruse, tandis que le coq représente la vigilance mais aussi parfois la vanité. Cette opposition renard/coq est un motif récurrent dans les fables depuis Ésope jusqu'à La Fontaine. On peut notamment penser à "Le Coq et le Renard" de La Fontaine, bien que l'issue y soit différente.
Quelques précisions intéressantes
- Le terme "goupil" (du latin vulpis) était l'ancien nom du renard. Il a été progressivement remplacé par "renard" d'après le personnage rusé du Roman de Renart, tout comme "gorpil" qui est une variante.
- La mention des "femmes" du coq fait référence aux poules de sa basse-cour, ce qui illustre l'anthropomorphisme caractéristique des fables.
- Dans la littérature médiévale, le renard était souvent nommé "Maître Renard", titre qui soulignait sa ruse légendaire.
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