Convention Internationale des Droits de l'Enfant
Article 32*
Les Etats reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social.
Article 24*
Les Etats reconnaissent le droit de l'enfant de jouir du meilleur état de santé possible et de bénéficier de services médicaux et de rééducation. Ils s'efforcent de garantir qu'aucun enfant ne soit privé du droit d'avoir accès à ces services.
Article 31*
Les Etats reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge, et de participer librement à la vie culturelle et artistique.
* On écrit ces nombres en chiffres et pas en lettres.
Aide à la correction - Dictée sur la Convention Internationale des Droits de l'Enfant
Orthographe - Points d'attention
- Convention Internationale des Droits de l'Enfant : majuscules aux mots importants du titre
- Etats : majuscule car désigne des entités politiques (sans accent dans le texte original)
- astreint : attention à la terminaison "-eint" et non "-aint"
- susceptible : attention au "c" et au "p" et non "suseptible"
- compromettre : double "m" et double "t"
- développement : accent aigu et double "p"
- spirituel : un seul "l" final
- rééducation : double "é"
- s'efforcent : double "f"
- récréatives : accent aigu sur le premier "é"
Grammaire & Conjugaison
- reconnaissent : présent de l'indicatif, 3e personne du pluriel
- d'être protégé : infinitif passif
- comportant : participe présent
- s'efforcent : présent de l'indicatif, 3e personne du pluriel, verbe pronominal
- ne soit privé : subjonctif présent après "garantir qu'aucun"
- de se livrer : infinitif précédé de préposition
Le temps principal
Le présent de l'indicatif est le temps dominant dans ce texte juridique. Il est utilisé pour exprimer des vérités générales et des principes qui ont une valeur permanente.
Règle d'emploi : dans les textes juridiques, le présent de l'indicatif a une valeur intemporelle et confère un caractère universel aux droits et obligations énoncés. Il souligne le caractère permanent et effectif des dispositions.
Homophones potentiellement difficiles
- a/à :
- "a" est le verbe avoir au présent (pas présent dans le texte)
- "à" est une préposition (à aucun travail, à sa santé)
- Astuce : "a" peut être remplacé par "avait" s'il s'agit du verbe avoir
- ou/où :
- "ou" est une conjonction de coordination exprimant une alternative (mental, spirituel, moral ou social)
- "où" est un pronom relatif de lieu (pas présent dans le texte)
- Astuce : on peut remplacer "ou" par "ou bien" s'il exprime une alternative
- ces/ses/c'est :
- "ces" est un déterminant démonstratif pluriel (ces services)
- "ses" est un déterminant possessif (pas dans cette phrase)
- Astuce : on peut remplacer "ces" par "ceux-ci" ou "celles-ci"
- se/ce :
- "se" est un pronom réfléchi (se livrer)
- "ce" est un déterminant démonstratif (pas dans cette phrase)
- Astuce : "se" précède toujours un verbe, "ce" précède un nom
Ponctuation
- Numérotation des articles avec astérisque
- Pas de point final après le numéro d'article
- Virgules dans les énumérations (mental, spirituel, moral ou social)
Vocabulaire et expressions
- Convention : accord écrit entre États, organisations internationales ou personnes morales
- astreint : soumis, obligé à quelque chose
- exploitation économique : utilisation abusive du travail d'un enfant à des fins lucratives
- compromettre : mettre en danger, exposer à un risque
- nuire : causer du tort ou du dommage
- rééducation : ensemble des techniques visant à rétablir des fonctions diminuées
- s'efforcer : faire des efforts pour atteindre un objectif
- récréatives : qui servent à divertir, à détendre
Style et analyse
Le texte adopte un style juridique caractérisé par des phrases longues et complexes, une terminologie précise et une structure formelle. Ce style est typique des textes de conventions internationales qui doivent être clairs mais suffisamment larges pour être applicables dans différents contextes nationaux.
On remarque également la répétition de la formule "Les États reconnaissent" au début de chaque article, ce qui renforce l'engagement des signataires et souligne la responsabilité collective.
Contexte littéraire
Ce texte est extrait de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE), adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. C'est le traité international le plus largement ratifié de l'histoire. Il définit les droits fondamentaux des enfants et engage les États signataires à les respecter et à les garantir.
Les trois articles présentés portent respectivement sur la protection contre l'exploitation économique (art. 32), le droit à la santé (art. 24) et le droit aux loisirs et à la culture (art. 31), illustrant l'approche globale de la Convention qui couvre tous les aspects du bien-être de l'enfant.
Anecdote
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est le traité le plus ratifié au monde : tous les pays membres de l'ONU l'ont ratifiée à l'exception des États-Unis (qui l'ont signée mais pas ratifiée). La journée mondiale des droits de l'enfant est célébrée chaque année le 20 novembre, date anniversaire de l'adoption de la Convention par l'ONU en 1989. Ce texte est né après les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et représente une avancée majeure dans la reconnaissance des enfants comme sujets de droits à part entière et non simplement comme des êtres à protéger.
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